Normes des masques respiratoires: que teste-t-on et comment ?

juillet 2022
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Parce que l’on ne demande pas la même sorte de protection à tous les types de masques respiratoires, ceux-ci doivent répondre à des normes strictes, prescrites par les autorités sanitaires. Que teste-t-on, et comment ? Nous avons posé la question à Catherine Guillou, responsable Recherche et Développement chez Klap.

J’ai acheté une boîte de masques jetables. Comment savoir s’ils sont conformes ?

Catherine Guillou : D’abord l’emballage ou le masque lui-même doivent porter le marquage CE. Il indique que le fabricant a évalué la conformité de son produit (fabriqué ou importé en Europe) avec les exigences de l’Union Européenne en matière de sécurité, de santé et d’environnement.

Les masques chirurgicaux sont des dispositifs médicaux, qualifiés selon la norme EN 14683+AC : 2019. De leur côté, les masques FFP2 qui sont des équipements de protection individuelle (des EPI) doivent répondre à la norme EN 149:2001 +A1:2009, relative à la sécurité des équipements professionnels.

Que teste-t-on sur un masque FFP2 pour savoir s’il est efficace ?

C.G. : Pour garantir que les masques respiratoires jetables constituent une bonne solution de protection sanitaire, on teste leurs performances sur trois critères pour les masques chirurgicaux et sur quatre pour les masques FFP2:

  • la filtration,
  • la respirabilité,
  • l’innocuité
  • + l’étanchéité au visage pour les masques FFP2

Pour la filtration, le masque est mis au contact de deux types d’aérosols (processus le plus exigeant) : l’un à particules solides (avec du chlorure de sodium, c’est-à-dire du sel) et l’autre est un aérosol liquide : de l’huile de paraffine. Le test consiste à mesurer l’efficacité de filtration du masque dans le pire des cas, c’est-à-dire en présence des particules les plus pénétrantes.

Pour la respirabilité, l’appareil fait passer de l’air à travers le masque à différents débits (en litres par minute) et mesure le différentiel de pression entre les deux côtés du masque. Grâce à ces débits variables, on peut tester des seuils de respirabilité à l’inspiration comme à l’expiration, et dans des conditions d’activité physique différentes.
Chez Klap, nous sommes constamment en recherche du meilleur compromis entre filtration et respirabilité.

Est-ce que KLAP teste ses propres masques ?

C.G. : Oui, chez KLAP, nous sommes soucieux de garantir à nos clients une totale maîtrise de la conformité, de la qualité et de la traçabilité de nos produits. D’ailleurs nous produisons notre propre média filtrant présent au cœur des masques, le meltblown.
Nous disposons de bancs de tests pour vérifier les performances de filtration et de respirabilité de nos masques chirurgicaux et FFP2. Nous sommes également très exigeants sur leur solidité en testant systématiquement la tenue des élastiques.
Pour le critère d’innocuité des masques, nous sélectionnons soigneusement nos fournisseurs pour travailler sur des matières premières parfaitement biocompatibles. Elles doivent également être conformes à la réglementation européenne REACH qui vise à protéger l’environnement et la santé humaine contre les effets de certaines substances chimiques (mercure, cadmium, plomb, …).

Ainsi nous contrôlons toute la ligne de fabrication, depuis les matières premières jusqu’aux produits finis, et même jusqu’à leur recyclage et leur revalorisation, mais ça c’est une autre histoire, que nous prendrons le temps de vois expliquer dans un prochain article.

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